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05 mai 2008

David Lynch Interview Musicale au Divan du Monde (Pigalle) présentation de son autobiographie "Mon histoire vraie"

David_lynch_paris_blogreporter_002 Après avoir avalé mes quelques bulles de Perrier dans un bar des Abbesses, je descends tranquillement la rue Houdon, pour aller à la rencontre de David Lynch... A l'approche du Divan du Monde, une limousine noire s'arrête, le temps de dégainer mon Nikon (ni bête) la couronne blanche du réalisateur mythique apparaît ! Un clochard va vers lui et quémande une pièce, Lynch qui n'a pas compris lui réponds "thank you" avec un grand sourire, on est dans l'ambiance de ses films... J'arrive pile pour emboiter le pas du Maître. David_lynch_paris_blogreporter_009 Le temps de faire un tour sur la mézzanine, je rencontre une ravissante brune qui lèche langoureusement une sucette verte en forme de coeur dans un fauteuil surréaliste, je me surprends à faire une photo... Elle est sympa dans la mode et photographe,elle me prends à son tour ! A côté de nous Yan Kounen sourit, son casque à la main. On descends pour écouter le Maestro nous parler de la marque de café qu'il a crée, et de son autobiographie, "Mon histoire vraie", publiée cette semaine en France. David Lynch en bas de chez moi, c'est pas tous les jours, je sors de mon trou : entre un Mythe et le dernier film d'Arcady je n'hésite pas une seconde...

Yan_kounen David_lynch_paris_blogreporter_076 David_lynch_paris_blogreporter_073 David_lynch_paris_blogreporter_152

On le croyait ennemi des confidences. Surprise: David Lynch  Le résultat? Un bouquin bizarre qui mêle anecdotes personnelles et apologie de la méditation transcendantale. Bienvenue dans le "mystère Lynch". Pas de doute: de "Blue Velvet" "Eraserhead" à "Mulholland Drive", David Lynch est bien l’un des cinéastes les plus inquiétants (et inventifs) de son temps. La publication en France de son autobiographie suscitait donc une attente à la hauteur du mystère qu’il incarne.David_lynch_paris_blogreporter_117 

"Mon histoire vraie" vante essentiellement les mérites, inouïs selon son auteur, de la méditation transcendantale et de la sagesse intérieure. Quoi? L’auteur de "Twin Peaks", le cinéaste fasciné par les gouffres, le docteur ès fantasmes et névroses, serait un apôtre du recueillement et de la zénitude? Oui et ce n’est pas une blague.

La preuve: Lynch a créé une fondation pour un enseignement basé sur la conscience et la paix. Tout un programme. Logiquement, le livre abonde en remarques pédago et, on ne rit pas, en conseils de vie:

"Commencez à plonger en vous-même, activez cette béatitude. Accroissez votre bonheur et votre intuition. Appréciez la joie d’agir. Et vous rayonnerez paisiblement.

"Vos amis seront très, très contents de vous. Tout le monde aura envie de s’asseoir à côté de vous. Et les gens vous donneront de l’argent!" (tant mieux, j'achète le livre ! )

Des fragments d'existence et des impressions

Entre manuel de l’hébétude ("Le sommeil, c’est vraiment important", assène Lynch et "Que chacun soit heureux. Que chacun soit à l’abri de la maladie. Que l’espoir soit partout. Que la souffrance épargne tout le monde. Paix.")...

L’auteur nous parle des fragments de son existence, et de quelques épisodes vécus lors de ses tournages, mais, refuse obstinément d’en dire plus.Dans son livre le récit d’un rendez-vous avec Fellini, sur son lit de mort, n’apprend rien sur le contenu de la conversation entre les deux monuments. Le retour sur les débuts sert de prétexte pour consigner des impressions diffuses (très diffuses) sur la peinture, l’atmosphère des petites villes américaines et la découverte du cinéma. L’admiration pour Hitchcock. La croyance dans les vertus de l’indépendance.

"Il y a dans un corps en putréfaction une texture incroyable. Avez-vous déjà vu un petit animal en train de pourrir? J’adore les observer, de même que j’aime regarder de près l’écorce d’un arbre, un petit insecte, une tasse de café ou une part de tarte." Bizarre...

Nous voilà rassurés: quoi qu’il dise et écrive sur lui-même, David Lynch reste une énigme. Et si c’était tant mieux?

Mon histoire vraie de David Lynch - Ed. Sonatine - 160p. - 19€.David_lynch_paris_blogreporter_146

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Voici les sites qui parlent de David Lynch Interview Musicale au Divan du Monde (Pigalle) présentation de son autobiographie "Mon histoire vraie":

Commentaires

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Bon reportage, Hugo !

Les papys à la fête !

Je serais venue si je n'avais pas choisi d'aller voir, au Cinéma Publicis (Champs-Elysées), le film très efficace - genre "Rosemary's Baby" - de George Ratliff "JOSHUA" et de rencontrer auparavant, au cinéma Le Balzac, le philosophe et académicien Michel Serres à l'occasion d'une projection-débat du "Festin de Babette" (1987) en présence de son réalisateur oscarisé Gabriel Axel (90 ans !).

Et tout ça après le vernissage de l'expo intéressante - "LA BANDE SON de MAI 68" * à la Mairie du XVIIIe (non loin pourtant !) - en présence de personnalités dont Lionel Jospin qui refusait toutefois tout interview.

On y proposait des brochettes de poulets arrosées au Champagne ou au cidre naturel. Ce qui m'a fait dire à Daniel Vaillant, le maire du 18e et ancien Ministre de l'Intérieur : "En 68, les étudiants étaient coursés par les "poulets". En 2008, leurs descendants courent après le poulet en brochette !".
Il y a manifestement une évolution...

Bravo encore pour la bonne ambiance jazzy et surréaliste si bien restituée dans ton papier !

caphi

* Le parcours ludique de "LA BANDE SON DE MAI 68" reconstitue l’appartement d’une famille du 18e arrondissement, pour redécouvrir une époque, à travers un « panier à salade », des panneaux, des vitrines, un coin archives télé (images d’actualité et aussi les Shadoks !) mais aussi à travers leurs chansons préférées, au moyen d’un des arts les plus vivants et les plus représentatifs de ce qu’elle est : ses chansons.
> LA BANDE SON DE MAI 68, Mairie du XVIIIe -
métro Jules Joffrin - Jusqu'au 6 juin 2008 - ENTREE LIBRE

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